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35 ans de création autochtone!

lundi 20 janvier 2020

L’année 2020 est une année particulière pour la compagnie puisque nous fêtons nos 35 ans d’existence : 35 années de résistance artistique et de création autochtone! Voici 35 faits, événements et créations qui ont marqué la compagnie :

[1/35] Pour l’occasion, nous afficherons un nouveau logo pour l’année 2020 :

[2/35] Yves Sioui Durand

Pour les personnes qui ne le connaissent pas encore (en restent-ils vraiment?), nous vous présentons aujourd’hui l’un de nos fondateurs : Yves Sioui Durand.

Membre de la Nation huronne-wendat, Yves est acteur, dramaturge, metteur en scène et cinéaste. Il a été le directeur artistique d’Ondinnok jusqu’en juillet 2017 et se consacre aujourd’hui à son rôle de mentor, entre autres projets artistiques.

(Photo prise en 1986 lors de la création du «Porteur des peines du monde»)

[3/35] Catherine Joncas

Actrice, auteure et metteure en scène, formée au Conservatoire d’Art dramatique de Québec, Catherine Joncas est l’une des membres fondatrices d’Ondinnok. De 1996 à 2016, elle en était aussi la directrice administrative. Aujourd’hui, elle se consacre à son rôle de mentor artistique et reste engagée dans plusieurs projets.

[4/35] Notre logo

Le logo d’Ondinnok tel que vous le connaissez aujourd’hui vient d’une oeuvre de F.Girard créée en 1985, devenue ensuite notre logo officiel!

[5/35] John Blondin

Provenant d’une grande famille respectée de Déline (Fort Franklin) dans les Territoires du Nord-Ouest, John Blondin (1960-1996) a cofondé Ondinnok avec Yves et Catherine. « John était un homme extraordinaire, plein d’énergie, de fantaisie et d’humour. Il croyait à l’art et à son pouvoir de changer les choses. Il était amoureux de sa culture et de son territoire. » – Yves Sioui Durand

[6/35] La première création d’Ondinnok

Été 1985, en plein coeur de Montréal, les tambours du Porteur des peines du monde résonnent. Ils annoncent la naissance d’une oeuvre et par le fait même la création d’Ondinnok, première compagnie de théâtre autochtone francophone au Canada. Reconnaissez-vous l’endroit?

[7/35] Célébration de nos 35 ans

Alors que la mairesse de Montréal annonçait hier (le 7 avril 2020) l’annulation de tous les rassemblements publics jusqu’au 2 juillet prochain, l’équipe d’Ondinnok souhaite émettre un voeux.

Au courant de notre prochaine saison, nous souhaitons pouvoir fêter nos 35 ans d’existence comme il se doit et témoigner de notre aventure artistique, transculturelle et spirituelle afin de rappeler l’importance de notre trajectoire créative. Il est important qu’il y ait une histoire du théâtre autochtone du Québec et que celle d’Ondinnok soit connue d’une plus large audience possible. Nous travaillons fort pour que cet événement rassemble les créateurs et artistes du milieu de l’art vivant afin d’échanger sur l’avenir et les besoins de l’art autochtone. Prenez soin de vous et à bientôt!

[8/35] 25 ans d’Opitowap

En cette année de célébration, notre fondatrice Catherine Joncas tenait à souligner aujourd’hui l’anniversaire de la première du spectacle OPITOWAP qui a eu lieu le 27 mai 1995, par cette lettre.

[9/35] Anniversaire d’Ondinnok

Le 2 juin 1985, il y a 35 ans, Ondinnok naissait et le Porteur des peines du monde voyait le jour au premier FTA, en plein coeur de Montréal. Une pensée pour les artistes et artisans qui ont accompagné cette oeuvre toujours vivante et pertinente aujourd’hui! Auteur et metteur en scène : Yves Sioui-Durand.

[10/35] 10 ans de Rabinal Achi

Le 18 juin 2020 marquait le dixième anniversaire de la création de XAJOJ TUN RABINAL ACHI en coproduction avec Présence autochtone (mise en scène : Yves Sioui-Durand)

[11/35] Ondinnok, compagnie de création ET de résistance artistique

En mai 2017, dans le cadre du Printemps autochtone d’Art 3, Ondinnok organisait un état des lieux sur la situation des arts autochtones à partir duquel a été rédigé un manifeste pour l’avancement des Arts, des artistes et des organisations artistiques autochtones du Québec, rédigé, signé par plus de 70 artistes et organisations artistiques autochtones du Québec, et déposé auprès de plus de 40 institutions politiques et artistiques allochtones et autochtones.

[12/35] En 2018, Ondinnok présentait sa toute première création pour les tout-petits en collaboration avec VOX THÉÂTRE

 » Mokatek, c’est la force du rêve. Les enfants ont cette faculté de rêver librement. Heureusement, ce pouvoir d’inventer peut encore nous animer une fois devenu.e.s de grandes personnes… Il suffit de regarder au-dessus des étoiles!  » – Christine Sioui Wawanoloath artiste Abénakise-Wendat, créatrice de l’affiche de Mokatek 

[13/35] Avez-vous déjà assisté à un Printemps Autochtone d’Art?

Produit par Ondinnok en 2013, cet événement invitait le grand public à entamer un dialogue à travers l’art, avec le monde autochtone d’aujourd’hui. Une première qui connut un tel succès qu’un Printemps autochtone d’Art DEUX et TROIS ont suivi en 2015 et 2017!

[14/35] Au-delà de ses créations, la démarche théâtrale particulière d’Ondinnok intrigue et fascine!

Son approche emprunte certains codes à des cérémonies et des rituels issus des cultures autochtones des Amériques. Elle vise à se reconnecter aux ancêtres et au lien sacré qui unit l’homme et la nature. Des pierres, des objets divers, des masques, sont utilisés afin de nous rappeler un passé, une émotion ou un présage. Au fil des ans, Ondinnok a donné plusieurs ateliers de théâtre mythologique…

[15/35] La Conquête de Mexico fut une expérience théâtrale unique au sein de la dramaturgie du Québec

La pièce fut créée en 1991 à l’Espace Libre en coproduction avec Le Nouveau Théâtre Expérimental. Elle reste, encore aujourd’hui, l’une des pièces fondatrices d’Ondinnok.

« Comment un empire puissant, une structure sociale solidement établie, une civilisation d’un grand raffinement, une armée nombreuse et bien entraînée, comment cela, en quelques mois, a-t-il pu s’effondrer sous les coups d’une poignée d’aventuriers, plus ou moins en rupture de ban avec leur propre nation?  » – Jean-Pierre Ronfard, metteur en scène de la pièce

[16/35] Notre fondateur Yves Sioui Durand

Saviez-vous que notre fondateur Yves Sioui Durand a remporté le Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle en 2017 dans la catégorie « Réalisation artistique en théâtre » ET a reçu son insigne de Compagnon des arts et des lettres du Québec en 2018?

[17/35] Hamlet le Malécite

Hamlet le Malécite est la première création d’Ondinnok dans laquelle notre directeur artistique actuel Dave Jenniss a joué! Ici, Ondinnok s’est approprié l’argument du Hamlet de Shakespeare en le détournant au sein des codes identitaires et spirituels autochtones. Dave, un jeune amérindien urbain se cherche. Il cherche aussi qui est son père. Jeune acteur, il veut monter Hamlet dans sa réserve malécite de Kinogamish… Mise en scène : Jean-Frédéric Messier

[18/35] Femmes Rhizome

Femmes Rhizome, est un projet de médiation culturelle imaginé par Ondinnok et le centre de femmes La Marie Debout en 2015.

Il proposait un voyage en territoire autochtone à la découverte de soi, de ses ancêtres et de cette autre. Cette autre qui bien que différente, nous révèle une partie de nous et de notre histoire. L’enracinement de notre rhizome s’inscrit dans la conscience et la reconnaissance de ceux et celles qui nous ont précédés.

[19/35] Connaissez-vous le secret le mieux gardé d’Amérique?

En 1534, lors de son premier voyage, Jacques Cartier remonte le Saint-Laurent et rencontre un groupe d’iroquoïens et leur Roi à Hochelaga À son retour, l’année suivante, il trouve la bourgade déserte et les indiens disparus. Que s’est il passé? Suivant une prophétie gardée secrète depuis des générations chez les Iroquoiens, le corps du Roi d’Hochelaga aurait été momifié et congelé dans un immense bloc de glace au fond d’une des grandes cavernes de l’est de l’île de Montréal… Tel était le synopsis de la création « Le Secret le mieux gardé d’Amérique« , un canular théâtral joué en 1999, en plein mois de janvier par moins 25 degrés, à la belle étoile et sous une grande tente cérémoniale (shaputuan) sur la place du Marché Hochelaga-Maisonneuve!

[20/35] Wampum-Kaionn’i

En 2017, pour clôturer le 3e Printemps autochtone d’Art, Ondinnok présentait Wampum-Kaionn’i.

La parole, écrite et portée par Yves Sioui-Durand, rencontrait la musique de Normand Guilbeault et du quartet Kawandak : des rivières de paroles déferlaient comme autant de wampum modernes, en écho des révélations de la commission Vérité et Réconciliation qui dénonçaient l’entreprise de génocide culturel dont ont été victimes les Premiers Peuples du Canada.

[21/35] Un Monde qui s’achève-Lola

Inscrite dans la tradition du théâtre mythologique d’Ondinnok, cette création plonge au cœur de la nature brutale et grandiose de la Patagonie. Le dernier lieu où l’homme européen a pris possession de la terre, des animaux et des femmes au nom de l’avancement et du progrès. À travers le chant, la danse, et surtout, les masques Un Monde qui s’achève-Lola rend hommage à ces survivantes et à toutes ces femmes victimes de viols, de meurtres, de disparitions, ces Lola, ces Angela, ces Anne de toutes les Amériques.

[22/35] Mesnak

L’histoire d’Ondinnok a aussi été marquée par les projets de ses fondateurs, parmi lesquels « Mesnak » [Idée originale d’Yves Sioui Durand] Co-écrit par Robert Morin, Mesnak a été tourné en langue innue et française. Il s’agit du premier long métrage de fiction québécois réalisé par un membre des Premières Nations (sortie en 2012).

[23/35] J’entends crier le ventre de la terre

Le 7 mai 2005, pour célébrer le 20e anniversaire d’Ondinnok, notre compagnie présentait la soirée « J’entends crier le ventre de la terre » à la Maison de la culture Frontenac.

[24/35] Contes d’un Indien urbain

En 2006, en traduisant Tales of an Urban Indian, de Darrell Dennis, Ondinnok se tourne pour la première fois vers le répertoire autochtone anglophone contemporain, dans un contexte où les auteurs dramatiques autochtones francophones sont rares. Contes d’un Indien urbain concrétise alors la nouvelle orientation de la compagnie: faire place à une nouvelle génération d’artistes autochtones et soutenir la relève, objectif que nous poursuivons encore aujourd’hui!  Metteure en scène : Catherine Joncas

[25/35] État des lieux sur la situation des arts autochtones au Québec

« Parfois je me dis que je ne verrai pas ces changements-là de mon vivant, le jour où on sera traités d’égal à égal… » En 2017, dans le cadre de l’État des lieux sur la situation des arts autochtones au Québec, l’artiste innue Marly Fontaine nous livrait ce témoignage touchant et encore terriblement d’actualité.

[26/35] Ktahkomiq

Ktahkomiq est une création de Dave Jenniss mêlant théâtre et danse, elle a été présentée pour la première fois en 2017 à Montréal. Animé.e.s par le désir de reprendre contact avec la langue wolastoq, Dave Jenniss et Ivanie Aubin-Malo s’attaquent dans cette pièce à la difficulté de développer une affirmation identitaire forte dans une communauté en reconstruction. Ktahkomiq signifie « territoire » en wolastoq.

[27/35] Le Désir de la reine XOC

Comment conserver la tradition à travers la modernité? Comment la rénover pour qu’elle garde son sens? Des questions que se pose Ondinnok depuis longtemps et que soulève la pièce Le Désir de la reine XOC. « Le Désir de la reine XOC noue mythe et jeu, drame d’acteurs et vaudeville de la consommation de masse. Ici, la proposition théâtrale transperce, transculture, transverse et transgresse les opacités du temps, des rythmes et de la linéarité de l’histoire officielle. » – Guy Sioui Durand

[28/35] Le voyage théâtral de Wulustek

Wulustek (2008-2011) était une véritable aventure, un dépassement pour la compagnie. Le ton était bouffon, comique. Les personnages à la limite de la caricature, emprisonnés dans le non-dit et déchirés par la violence d’un monde défiguré par le matérialisme sans issue. « On a créé une nation imaginaire pour que tout le monde puisse se reconnaître dans un contexte où la grande forêt est dévastée à l’échelle du monde. Ce texte vrai se veut un message pour toutes les communautés de ce monde. » – Dave Jenniss

[29/35] Corps entravé, Corps dansant

En mai 2018, nous organisions en collaboration avec Tangente Danse l’événement « Corps entravé, Corps dansant : Conversations et performances autour de la danse autochtone d’aujourd’hui au Québec » pendant lequel nous avons tenu plusieurs cercles de discussions entre artistes autochtones et allochtones. Bonne nouvelle, aujourd’hui grâce à la Fondation Jean-Pierre Perreault le premier cercle de discussion « Le corps pour activer la mémoire ancestrale et décoloniser le territoire de la grande tortue » est maintenant en ligne!

[30/35] Kmùkamch, l’Asierindien

Dernier volet de la trilogie théâtrale fondée sur la question « qu’est-ce qu’être amérindien au 20e siècle? », la création « Kmùkamch, l’Asierindien » (2002) superposait au territoire symbolique du Jardin de Chine et du Jardin des Premières Nations du Jardin botanique de Montréal, un territoire imaginaire qui cherchait à briser les limites du ghetto dans lequel sont enfermés les autochtones.

[31/35] L’Écorce de nos silences

Présenté dans le cadre de l’événement un Printemps autochtone d’Art, organisé par Ondinnok en 2013,  ce spectacle rassemblait trois courtes pièces où le désir d’échapper au silence, à la perte des racines et à la folie, nous projetaient dans des mondes fulgurants.

[32/35] Le Rendez-vous | Kiskimew

Une pièce très particulière et importante puisqu’il s’agit de la première écrite et mise en scène par notre fondatrice Catherine Joncas. Ici, Catherine s’éloigne du théâtre mythologique et propose une esthétique différente. Elle apporte une assise importante à l’échafaudage vacillant de notre connaissance véritable des « Amérindiens ». Par le théâtre, elle souhaite créer un pont entre les deux cultures.

[33/35] Ondinnok dans les médias

Depuis ses débuts, Ondinnok se démarque par son engagement artistique et politique porté autant sur scène que dans la sphère médiatique par notre fondateur Yves Sioui Durand et notre fondatrice Catherine Joncas. Voici quelques entrevues qu’Yves et Catherine ont données au fil des ans, des extraits qui datent mais des propos toujours d’actualité…

[34/35] 35 ans de création mais aussi de transmission et de partage d’une approche théâtrale unique!

Nous en parlons dans le dossier « ENGAGEMENT ET ÉC(H)O » du numéro 176 de la revue Jeu. Merci à Clément Cazelais, Kathia Rock et Charles Buckell de nous avoir partagé les précieux souvenirs de leurs collaborations avec Ondinnok!

[35/35] Mawessine : Uni.e.s POUR et PAR l’art autochtone

Tout au long de l’année 2020, nous avons fêté à travers cette exposition virtuelle les 35 ans d’existence d’Ondinnok. Pour célébrer cet anniversaire et afin de revivifier l’esprit des alliances anciennes, nous sommes heureux de vous annoncer que nous organiserons un grand rassemblement les 10 et 11 avril 2021 à l’Agora du Cœur des sciences de l’UQAM ⥤ Mawessine : Uni.e.s POUR et PAR l’art autochtone. Mawessine signifie « union » en langue wolastoqey, langue de la nation de Dave Jenniss, directeur artistique d’Ondinnok et commissaire de l’événement. Ce rassemblement sera l’occasion de revisiter le patrimoine d’Ondinnok mais aussi de créer un espace d’échanges et de rencontres entre artistes et travailleurs et travailleuses du milieu culturel, portant sur l’avenir de l’art vivant autochtone. Ce moment hors du commun nous permettra de discuter des enjeux actuels et réfléchir aux besoins collectifs pour l’avenir mais aussi de nous retrouver pour rêver et vibrer ensemble! (Visuel de l’artiste Atikamekw Catherine Boivin, inspiré de la création « Le porteur des peines du monde », écriture et mise en scène : Yves Sioui-Durand)