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Le porteur des peines du monde

1985-1995

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Description :

Le porteur des peines du monde est un spectacle qui tient à la fois du mythe, du rite de passage et de la performance chamanistique. Voix, vision, voyage accompli en rêve, métamorphose, révélation par le tambour, invocation des forces de l’au-delà. Œuvre de création, elle s’abreuve aux sources de toutes les cultures amérindiennes, qu’elles soient du Nord ou du Sud. Il y a ici la volonté de « syncrétiser » toute l’amérindianité, dans une sorte de grand happening magique. À l’instar d’un véritable rite magique, le rituel/spectacle se déroule dans un lieu lui-même chargé de magie et de symbolisme, perçu comme une brèche dans la trame continue du monde urbain, l’espace extérieur, est ici, par une de cers inversions dont les rituels sont friands, utilisé comme une fenêtre qui donne accès à la trame continue de la Terre, la Terre-Mère!

Un homme mi-oiseau, mi-homme, doté de pouvoirs surnaturels, porte sur son dos une charge, il porte l’Histoire, c’est-à-dire tout le poids de l’humanité, comme un portageur. Il emprunte le sentier du soleil qui lui aussi portage la destiné du monde sur ses épaules et qui plonge à l’Ouest sous l’horizon, dans les ténèbres de la terre, au cœur du ventre de la terre pour se régénérer et ainsi pouvoir renaître Soleil levant. Rituel qui appelle une purification, une plongée dans la tragédie de la dépossession des amérindiens, dépossession territoriale, culturelle, religieuse, vécue comme inévitable mais aussi, rituel de guérison, de délivrance pour remonter à la lumière :


« Ô grand esprit! Fais que mon peuple vive! » Très moderne dans son propos, mais recourant à des procédés millénaires, ce spectacle pose le problème de la place que peut tenir l’Amérindien sur le continent Américain à l’époque contemporaine.L’auteur plaide pour la renaissance des cultures amérindiennes. Cette renaissance se fera par la réintroduction de la spiritualité amérindienne dont la dimension principale est le lien avec la Création.


 
Le porteur des peines du monde en tournée internationale :

Spectacle extérieur à grand déploiement, il fut créé au premier Festival du théâtre des Amériques en 1985, gagnant du prix Américanité. Puis, il fut repris à travers le Canada dans d’autres festivals ou dans les communautés Amérindiennes du Québec comme Maliotenam. La compagnie à tourner Le porteur des peines du monde au Glastonbury Festival en Angleterre, au Festival de danse de Montpellier, au Festival international de Nantes, au Festival Intercity de Florence, au Festival du théâtre indigène de Oaxaca et finalement le spectacle s’est arrêté au Festival international du centre d’Art de Banff en 1995 sous le titre : The Sun Raiser avec une distribution des jeunes acteurs amérindiens anglophones les plus prometteurs de cette période.

 
Les équipes de production :

Texte : Yves Sioui Durand, direction artistique, mise en scène et rôle principal : Yves Sioui Durand Comédiens : (équipe de la création 1985) Jocelyne Bérubé, Catherine Joncas, Bernadette Dominique. Joseph Jean-Pierre, Puquio John Blondin, chanteurs : Michel Ducharme et Sylvie Tremblay, groupe de tambour : Whirlwind Singer, conception éclairages et direction de production : Guy Simard, compositeur : Vincent Beaulne scénographie et costumes : Richard Lacroix et Luc Béland, communication Lucienne Lozier.


Équipe de tourrnée :
Yves Sioui Durand, Catherine Joncas, Véronique Régis, Jean-Pierre Matte, Réjean Gauvin, Joachim Copeau, Jean-Baptiste Jean Pierre. Kollasuyo : Carlos Ditmeyer, Efraim Gutterez, Wabano Nika : Denis Kistabish, Roger Wilde, Harry Wilde, compositeur : Michel Smith, éclairages : Guy Simard, direction de tournée et direction technique : Sylvain Malo, régiseurs Normand Blais,communication Lucienne Losier

Équipe de Banff :
Yves Sioui Durand, Jenifer Podemsky, Cherry Maracle, James Jerry Longboat, Sam Bob, Levi Agoni. Compasiteur Michel Smith, designer costumes : Ange Zhang, conception des éclairages : Guy Simard. Direction de production et technique : Sylvain Malo, régisseur : John Raymond, directeur du festival Keith Turnbull.


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