fbpx

Contes d'un Indien urbain

2006-2009

Synopsis

Simon Douglas est un jeune Secwepemc, issu d’une petite communauté autochtone de l’intérieur de la Colombie-Britannique. Alter ego de l’auteur, Darrell Dennis, il vient nous raconter sa vie et nous partager son drame intime, ce qu’il croit être la fatalité de son existence : être né indien. De sa réserve natale jusqu’aux ruelles de Vancouver, nous le suivons à travers les mille péripéties d’un jeune homme en mal d’amour et d’identité. Chemin faisant, Simon Douglas donne vie à toute une galerie de personnages, de sa kukum Josie à Rhonda, son agente artistique en passant par Allistair, le chum trop écolo de sa mère. Parcours typique d’un indien urbain d’aujourd’hui qui, pour Simon, se termine plutôt bien. Il trouvera la paix et l’acceptation de soi. Un texte cru, teinté d’humour et d’auto-dérision.

Je crois que les thèmes abordés dans Contes d’un Indien urbain sont universels. Même exprimée du point de vue des Premières Nations, la quête d’identité de Simon Douglas se traduit par des sentiments d’amitié et d’amour, par la souffrance et le rire qui sont depuis toujours le lot des humains. Je souhaite que son voyage vous fasse réfléchir, peut-être pleurer, mais surtout rire, parce que pour moi, le rire est un langage universel. Darrell Dennis, auteur de la pièce

Merci de m’avoir fait naître indien!

En traduisant Tales of an Urban Indian, de Darrell Dennis, Ondinnok se tourne pour la première fois vers le répertoire autochtone anglophone contemporain, dans un contexte où les auteurs dramatiques autochtones francophones se font rare. Contes d’un Indien urbain concrétise également la nouvelle orientation de la compagnie: faire place à une nouvelle génération d’artistes autochtones et soutenir la relève.

Je n’aurais pas monté Contes d’un Indien Urbain si Charles Bender n’avait pas accepté  le rôle. Cela prenait un acteur autochtone avec des moyens pour incarner Simon Douglas, seul en scène durant une heure trente. Je trouvais que c’était un texte courageux et nécessaire. Simon Douglas n’a pas connu les souffrances des pensionnats ou la violence familiale mais il est mal dans sa peau d’Indien. Nous pouvons tous nous reconnaître, passagers du XXIe siècle, dans son désarroi et ses faiblesses. Catherine Joncas

Catherine Joncas a donné une dimension plus théâtrale à la pièce en déjouant son côté stand-up comic par l’ajout de petits gestes rituels et de videos révélant des pans de la vie intérieure du personnage. Contes d’un Indien Urbain est la production d’Ondinnok qui a connu le plus grand nombre de représentations à ce jour: quarante-neuf. Ironiquement, la pièce a été créée en 2006 dans l’ancienne salle des Premières Nations du musée Mc Cord. Conçu dès le départ pour la tournée, Contes d’un Indien urbain a été présenté à l’automne 2009 devant plus de 1100 spectateurs dans neuf communautés autochtones après plus de 6000 km de routes. Un effort hors du commun pour bâtir un réseau de tournée en milieu autochtone. Il a été également présenté en France et dans cinq Maisons de la Culture de Montréal.

À l’opposé des documentaires qui dépeignent un portrait sombre de la réalité autochtone, Dennis dépeint avec candeur des histoires de piqueries ou d’errance. Non pas pour en nier l’aspect tragique, mais plutôt pour l’humaniser. Et ça marche. Le ton vigoureux de son texte suggère que, malgré les pièges et la perte d’identité, les Indiens urbains de ce monde n’ont pas rendu les armes. Sylvie St-Jacques, La Presse, 15 mai 2006

Dates des représentations

  • 2 au 20 mai 2006 – Montréal, Musée Mc Cord
  • 23 octobre 2007 – Montréal, Maison de la culture Frontenac
  • 24 octobre 2007 – Montréal, Maison de la culture Plateau Mont-Royal
  • 26 octobre 2007 – Montréal, Maison de la culture Pointe–aux-Trembles
  • 30 octobre 2007 – Montréal, Maison de la culture Ahuntsic
  • 31 octobre 2007 – Montréal, Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce
  • 20 octobre au 05 novembre 2008 – France, La Rochelle
  • 12 au 18 novembre 2008 – Montréal, La Maison Théâtre
  • 8 septembre 2009 – Wemotaci
  • 12 septembre 2009 – Opitciwan
  • 14 et 15 septembre 2009 – Mashteuiatsh
  • 23 septembre 2009 – Natashquan
  • 25 et 26 septembre 2009 – Mingan
  • 28 septembre 2009 – Maliotenam
  • 29 septembre 2009 – Uashat
  • 2 et 3 octobre 2009 – Betsiamites
  • 7 octobre 2009 – Odanak

Équipe

Auteur | Darrell Dennis
Traducteur | Olivier Choinière
Metteure en scène | Catherine Joncas en collaboration avec Yvon Dubé
Interprètes | Charles Bender
Scénographie et costumes | Marie-Claude Pelletier
Régisseur | Christine Chu
Vidéaste et régisseur vidéo | Philippe Laroque
Éclairagiste et directeur technique | Geoff Levine
Assistant au directeur technique en tournée | Marco Collin
Créateurs de l’environnement | Jacques Doucet, Yvon Dubé, Catherine Joncas et Geoff Levine
Musiciens | Vincent Beaulne assisté de Marcel Gautier au mixage
Peintres scéniques | Sandrine Gaudet, Rumain Tzoney et Carlos Viani
Directrice de tournée | Lucie Mineau
Chargée des communications | Lucienne Losier
Photographe | Martine Doyon
Graphisme | Corbeau Blanc Design
Attachée de presse | Karine Cousineau

Producteur | Ondinnok