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TU É MOI

2013

Synopsis

À l’entrée des spectateurs, un homme, bien vêtu, souliers vernis et pantalons pressés,  est attaché, les yeux bandés, à un calorifère pendu à une chaîne au milieu de la place. Des pas résonnent dans l’escalier de fer. Napeu entre en scène cagoulé, treillis, bottes militaires. L’heure de vérité est venue. Il accroche un rat à un grand totem qui pend à une corde. Apparaissent alors dans une étrange procession un grand-père buveur et grossier, une grand-mère innue plus catholique que le pape et un petit garçon qui ne pense qu’à s’amuser. Scène primale de l’enfance où un meurtre sordide a eu lieu. Quelque chose s’est déchiré dans l’âme de Napeu. Depuis, ils sont deux mais maintenant, l’un d’entre eux va mourir.

Dédoublement

L’Ombre dechirée, première version du texte de Marco a été présentée en lecture publique le 7 mai 2013 lors de l’évènement Printemps autochtone d’Art. La lecture a été accueillie avec beaucoup d’intérêt par un public nombreux et chaleureux. Première mouture de TU É MOI, un texte dur, un face à face avec soi-même sans compromis, un déchirement identitaire avec la difficulté de choisir entre un passé impossible et un avenir d’assimilation. Mais l’humour, l’humour amérindien si particulier, teinté d’autodérision traverse tout le propos. Avec ce texte à saveur de suspense, Marco Collin prend le chemin des mots pour faire ressortir et ressentir l’effet miroir d’une société où l’autre porte à la fois le visage de l’ennemi et le reflet de soi-même.

J’ai espoir que cette pièce crée, même à une échelle minuscule, un territoire d’échange entre les deux peuples. En tout cas, inconsciemment, c’est sans doute ce qui me guide dans cette démarche. Ça va amener à une rencontre, il faut se rejoindre quelque part, Québécois et Innus.  Marco Collin en entrevue avec Philippe Couture, Voir, 19 novembre 2013

Yves Sioui Durand a demandé un travail très physique aux comédiens : ils rampent, courent, crient, se font arroser et suspendre dans des lieux où le froid est mordant. Fidèle à ses habitudes d’occuper des endroits surprenants pour y camper ses oeuvres, Ondinnok choisit de s’approprier les Ateliers Jean Brillant. Un lieu sombre aux airs d’usine désaffectée qui contraste avec l’imposant totem dominant les lieux. Malgré la grisaille de novembre, les spectateurs sont nombreux aux rendez-vous.

 Si on ne peut réparer les torts, TU É MOI en appelle à la mémoire pour conserver une dignité compromise. Les scènes de flash back, l’insertion de documentaires trafiqués viennent ajouter au discours à la fois percutant et désincarné, personnel et englobant. Un discours déchiré, ambivalent qui oscille entre ses souvenirs et son avenir. Vickie Lemelin-Goulet, Les Méconnus, 16 novembre 2013

Dates des représentations

  • 13 au 30 novembre 2013 – Montréal, Ateliers Jean-Brillant

Équipe

Auteur | Marco Collin
Metteur en scène | Yves Sioui Durand
Interprètes | Charles Bender, Marco Collin, Catherine Joncas, Anissa Lahyane, Jean Régnier et Justin Simon
Conceptrice décor, costumes et  accessoires | Julie‐Christina Picher
Concepteur éclairage et régisseur | Thomas Godefroid
Concepteur sonore et sonorisateur | Nicolas Grou
Directeur technique | Christian Gagnon
Directrice de production | Amélie Girard |
Régisseur sonore et vidéo | Richard Desrochers
Gréeur | Yannick Dufour
Chef son | Jean-François Munger
Chef éclairage | Mélissa Peerron
Chef vidéo | Réal Dorval
Techniciens et machinistes | Alexandre Baril-Lagace, Caroline Daigle, Tony Grimard et Émile Palascio-Tellier
Techniciens stagiaires de l’école du Showbizness | Jonathan Bellavance Mirault, Yohan Garneau et  Marc-André Poulin
Caméraman (images de la journaliste) | Stéfan Ivanov
Monteurs vidéo | Mauricio Salas et Yves Sioui Durand
Conseiller à la vidéo | Philippe Larocque
Conseillère à l’écriture | Hélène Ducharme
Traductrice innue | Bertha Basilish
Chargée des communications | Myriam Baril-Tessier
Relationiste de presse | Olga Claing
Graphiste | Folio et Garetti
Développement de public | Catherine Lambert