5 minutes pour que je te dise

2017

5 minutes pour que je te dise

Théâtre de Quat’Sous | 1 avril 2017 

YVES SIOUI DURAND, pionnier et fondateur du théâtre autochtone au Québec, directeur artistique d’Ondinnok, auteur et metteur en scène Wendat, en lever de rideau de la pièce « Les Manchots » de la compagnie Trois Tristes Tigres.

Membre de la nation huronne-wendat, Yves Sioui Durand est un acteur, dramaturge, metteur en scène et cinéaste. Depuis plus de trente ans, il poursuit une oeuvre théâtrale unique au Québec, fondée sur la quête d’un théâtre proprement amérindien, enraciné dans les mythes, dans l’histoire des Premières Nations et des peuples indigènes de par le monde. Dès la création du Porteur des peines du monde et avec la fondation d’Ondinnok en 1985, le théâtre devient le lieu d’une cérémonie personnelle et de l’aboutissement de soi pour ce dramaturge. Auteur dramatique pour la scène et aussi pour la radio de Radio-Canada, il détient un parcours théâtral de plus 18 créations et de 27 mises en scène. Ses oeuvres ont voyagé de l’Amérique du Sud à l’Europe. Pionnier au théâtre, il le devient également au cinéma. En 2010, il réalise Mesnak, le premier long métrage de fiction amérindienne du Québec. Récipiendaire du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle 2017 dans la catégorie « Réalisation artistique en théâtre », Yves Sioui Durand est le premier artiste autochtone à être lauréat dans la catégorie théâtre, sixième artiste autochtone du Canada et deuxième artiste autochtone du Québec à se voir décerner un PGGAS. Un hommage qui souligne un parcours exceptionnel et qui reconnaît la pertinence de la dramaturgie autochtone francophone contemporaine au Canada.

Billet de la blogueuse

| 11 et 12 avril

ÉMILIE MONNET, artiste interdisciplinaire Anishnaabe et Française, directrice artistique des Productions Onishka et de Scène contemporaine autochtone (SCA), en lever de rideau de la pièce « La Bibliothèque interdite » de la compagnie Sybillines.

Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique artistique d’Émilie Monnet s’articule autour des questions identitaires, de mémoire,  d’histoire et de transformation. Ses spectacles puisent dans la symbolique des rêves et des mythologies – personnelle et collective – pour raconter des histoires qui interrogent le monde d’aujourd’hui. En 2011, elle fonde les Productions Onishka dans le but de créer et produire des oeuvres nées de collaborations uniques entre artistes de différentes cultures et disciplines. En 2004, Émilie obtient une maîtrise en Études de la paix et Résolution de conflits des universités Deusto (Espagne) et Uppsala (Suède). Subséquemment, elle étudie les arts médiatiques et reçoit son diplôme du programme d’interprétation pour autochtones offert par Ondinnok en partenariat avec l’École nationale de théâtre du Canada (Montréal). Son engagement artistique s’inspire de nombreuses années d’activisme auprès d’organisations autochtones (Canada et Amérique Latine), ainsi que de sa participation à des projets artistiques avec des femmes judiciarisées et de jeunes autochtones. Quant à sa plus récente création, Okinum, elle sera présentée en tournée en Argentine, en Uruguay et au Paraguay en mars prochain. La nouvelle édition de Scène contemporaine autochtone (SCA), pour sa part, sera présentée en juin 2017 à Montréal.

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Théâtre Aux Écuries | 4 avril 2017

YVON DUBÉ, comédien Atikamekw originaire d’Opitciwan, en lever de rideau de la pièce « Épopée Nord » de la compagnie Théâtre du Futur.

Issu du peuple de l’écorce, soit les Atikamekw de la Mauricie, Yvon Dubé a vécu une bonne partie de sa jeunesse à Opitciwan, une communauté autochtone située aux abords du grand réservoir Gouin. Ayant occupé divers postes dans le milieu des communications ou des arts de 1986 à 1995, il fait un retour aux sources en 1996 en retrouvant son poste de journaliste-animateur à la radio communautaire de Wemotaci. Au même moment, il s’implique dans le monde du théâtre en participant aux ateliers offerts par Ondinnok et la troupe de théâtre Mikisiw de la communauté de Manawan. Il participe donc, pendant 2 ans, aux ateliers de créations et à la présentation des oeuvres collectives de la troupe de théâtre Mikisiw. Cette expérience fut la prémisse d’un long parcours réflexif sur le sens des mots : culture et tradition. Or, selon Dubé, ces deux mots avaient perdu beaucoup de leur sens et de leur force : « Les repères que j’aurais dû connaître pour m’orienter dans la vie étaient altérés. Tout a commencé par l’expérience du théâtre de guérison avec la troupe de théâtre Mikisiw de Manawan et Ondinnok. Un chemin s’est ouvert que je n’ai cessé d’approfondir (sic) ».

Par la suite, il deviendra réalisateur pour le Réseau de radiodiffusion autochtone, la SOCAN, tout en poursuivant parallèlement sa carrière d’acteur. Il participe, notamment aux projets de création d’Ondinnok, du Théâtre d’Aujourd’hui et de TransThéâtre à Montréal. En 2000, il entreprend l’écriture d’un premier documentaire sur la problématique des suicides dans les trois communautés atikamekw. En 2004, Dubé se lance dans le domaine de la production documentaire. Après quelques documentaires pour le Conseil de la Nation Atikamekw sur les contes et légendes, il réalise Le Pacte, sorti en première mondiale lors du Festival Présence autochtone à Montréal, en juin 2007. Présentement, Yvon Dubé travaille à l’écriture d’un scénario qui sera adapté tant au cinéma qu’au théâtre. Ce dernier explorera la connexion entre le monde des esprits et le monde contemporain, soit un texte réflexif sur la réappropriation de la culture au profit d’une vie contemporaine plus sereine.

Billet de la blogueuse

| 25 avril 2017

IVANIE AUBIN-MALO, une québécoise, également issue de la nation Malécite qui danse professionnellement dans les styles Pow Wow et contemporain, en lever de rideau de la pièce « Non Finito » de la compagnie Système Kangourou.

Diplômée de l’École de danse contemporaine de Montréal en 2014, Ivanie Aubin-Malo souhaite reconnecter avec ses racines autochtones. C’est avec un appel de l’âme qu’elle s’envole pour Vancouver en mars 2015, pour recevoir l’enseignement de la danse « Fancy Shawl » auprès de son mentor Curtis Joe Miller, champion en danse Powwow. Depuis septembre 2015, Ivanie collabore avec le groupe de tambour « Buffalo Hat Singers » dans divers événements corporatifs afin de présenter la danse et son histoire. Lors d’un séjour dans la communauté Pataxó au Brésil, elle entame une recherche et création avec Marcos Néry sur le lien entre les peuples natifs d’Amérique du Nord et du Sud. Soleil Launière, Pascale-André Von derKasten et Ivanie s’unissent en janvier 2016 pour une performance de 8 heures dans le cadre de Scènes contemporaines autochtones au OFFTA sur le thème d’Iktomi-Les tisserandes, afin de retisser la trame brisée de l’histoire. Ivanie souhaite prochainement enrichir ses connaissances sur la culture des Premières Nations en rencontrant des aînés Malécites : La nation dont elle fait partie.

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Espace libre | 4 au 6 avril 2017

NINA SEGALOWITZ, chanteuse de gorge, joueuse de tambour et violoncelliste Inuvialuit Chipewyan de Fort Smith, en lever de rideau de la pièce « Extramoyen » de la compagnie Nouveau Théâtre Expérimental.

Sa passion pour la musique a débuté à un très jeune âge, lorsqu’elle a commencé à jouer du violoncelle à l’âge de 3 ans, et s’est développée pendant ses cours de musique jusqu’à l’âge de 17 ans. À l’âge de 18 ans, elle a découvert les chants de gorges inuit en reconnectant avec sa culture lors de partages au Centre d’amitié autochtone de Montréal, où elle a rencontré pour la première fois une Inuk. Depuis, elle a adapté culturellement son style musical, en y ajoutant notamment du tambour, et s’est formée auprès de chanteuses de gorge tel qu’Evie Mark et Lydia Etok. En 2005, elle a interprété des chants de gorge avec l’Orchestre symphonique de Montréal, une collaboration qui lui permis de faire le tour du Canada. Actuellement, sa partenaire de chant est Taqralik Partridge de Kuujjuaq et, depuis peu, Nina Segalowitz a commencé à inclure des chansons de différentes nations à ses performances, en plus de chanter avec gens issus de d’autres peuples et cultures. Parallèlement, cette mère de trois enfants travaille comme intervenante au Centre des femmes de Montréal, où elle y aide les femmes autochtones à cheminer vers leur guérison et l’amélioration de leur qualité de vie.

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Théâtre du Rideau Vert | 5, 6 et 8 avril

JOSÉPHINE BACON, poétesse Innue, en lever de rideau de la pièce « Vol au-dessus d’un nid de coucou ».

Née en 1947, Joséphine Bacon est autochtone, plus précisément innue de Betsiamites et vit présentement à Montréal. Elle est, notamment réalisatrice de films documentaires (par exemple, Mishtikuashisht – Le Petit Grand Européen : Johan Beetz, produit par l’ONF en 1996), poète et parolière de chansons, celles-ci sont interprétées par Chloé Sainte-Marie dont « Mishapan Nitassinan ». Elle a également fait paraître récemment une suite de poèmes dans le recueil Aimititau ! Parlons-nous ! (2008) publié aux éditions Mémoire d’encrier, sans oublier la co-écriture du collectif Nous sommes tous des sauvages (2011) en compagnie du poète José Acquelin.

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Tangente | 6 au 9 avril 2017

BARBARA KANERATONNI DIABO, chorégraphe et danseuse originaire de la Nation Mohawk de Kahnawake, en lever de rideau du programme double Zones déroutantes du spectacle « Habiter » de Katia-Marie Germain, et « Closer than they appear » de Karen Fennell et Nikki Forrest.

Elle est originaire de la nation Mohawk de Kahnawake et vit aujourd’hui à Montréal. Danseuse professionnelle et chorégraphe depuis plus 25 ans, elle se spécialise dans les danses autochtones traditionnelles et contemporaines, notamment l’art de la danse de cerceaux. D’ailleurs, c’est avec une grande fierté qu’elle partage régulièrement sa culture, par l’entremise de spectacles présentés un peu partout au Canada et à l’internationale. Elle enseigne également à des enfants et des adultes la danse et la musique, tout en leur proposant des contes et des atelier interactifs. Son but est d’inspirer, d’encourager la fierté culturelle et d’élever les esprits par l’enseignement, la communication.

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Usine C | 11 et 12 avril

SHAUIT, auteur, compositeur et interprète innu, en lever de rideau de la pièce « J’aime Hydro » de la compagnie Porte Parole.

Originaire de Maliotenam dans le nord-est du Québec, l’auteur-compositeur-interprète Shauit chante en créole, en français et en anglais, mais surtout dans sa langue autochtone, soit l’innu. Cet artiste, unique en son genre, offre des chansons honnêtes et engagées tout en mélangeant musique traditionnelle innu, folk autochtone et reggae avec d’autres genres populaires. Étant notamment récipiendaire des prix RIDEAU et RADARTS (vitrine à ROSEQ 2015), le rayonnement de Shauit ne cessent de s’accroître, sa musique étant sollicitée de tout part dont pour la trame sonore de long-métrages et de séries télévisées. Suite à une tournée estivale chargée – qui l’amena à jouer sur tout le territoire canadien et à Chicago – en 2016, Shauit signe une nouvelle chanson nommée « Tshinan Nitauassim (Mon Enfant) » qui deviendra la chanson thème de l’émission Urban Nations diffusée sur MaTV. Ce titre musical annonce les couleurs de son prochain album dont la sortie est prévu pour l’année 2017.

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Théâtre Denise-Pelletier | 14 et 15 avril

CHARLES BUCKELL-ROBERTSON, artiste multidisciplinaire Ilnu, en lever de rideau de la pièce « Antigone au printemps » de la compagnie Le Dôme-créations théâtrales.

D’origine Ilnu, il se passionne pour les arts depuis son adolescence. En 2009, il obtient un premier rôle dans long métrage Mesnak réalisé par Yves Sioui Durand, c’est alors qu’il eu la piqûre pour le cinéma. En 2015, il obtient un premier rôle dans le film de Sonia Bonspille-Boileau Le Dep et en 2016, un premier rôle dans la télé-série Les Pêcheurs. Il s’est produit dans plusieurs projets télévisuels québécois et autochtones au cours des dernières années : Trauma, Blue Moon, Les Sioui Bacon et Les pays d’en haut.

Au théâtre, il a joué dans les Écorces de nos silences présentée dans le cadre de la première édition du Printemps autochtone d’art produit par Ondinnok. En 2014, Charles co-écrit une pièce de théâtre nommer Meneuntakuen avec des acteurs autochtones et allochtones. Une pièce qui vise à réunir les autochtones et allochtones sur la même scène afin, de briser les préjugés.  

« Davantage attiré par les valeurs culturelles et sociales des Premières Nations, ma pratique en tant qu’artiste multidisciplinaire a pour objectif le renforcement de l’identité culturelle des autochtones du Québec. Par le biais des arts, je veux offrir aux gens une façon différente d’entrevoir les Premières Nations. Toujours dans le but de créer et d’encadrer une rencontre intime et signifiante entre ces deux réalités qui se côtoient, j’aborde mes créations de façon à mettre en valeur le regard des peuples autochtones sur des thèmes universels et contemporains. Mes origines me permettent également de produire des oeuvres de pensées face aux Premières Nations. »

Théâtre Prospero | 26 et 27 avril 2017

ROBERT SEVEN CROWS BOURDON, conteur, auteur-compositeur et intervenant en milieu carcéral avec les hommes des Premières Nations, métis Acadien/Mi’kmag, en lever de rideau du programme « Territoires de paroles ».

Il est un « bois- brulé », un sang mêlé, autrement dit un « Métis Amérindien ». Pour le conteur et auteur-compositeur, le mariage des contes et des légendes avec les chants traditionnels au tambour et à la guitare est une façon de faire connaître la richesse et la tradition de ses racines Acadiennes et Mi’kmag. Sa musique est un « métissage » de ses racines autochtones, de R&B et de folk. Il nomme ainsi son style « Swamp Folk ». D’ailleurs, dans plusieurs de ses pièces, le tambour traditionnel et la crécelle en corne côtoient le Hammond B3 ou le Fender Telecaster. Il participe, depuis de nombreuses années, à différents festivals de contes et de musiques sur les quatre continents. Aujourd’hui, en plus de raconter des contes et de jouer sa musique, il travaille auprès des hommes des Premières Nations en milieu carcéral avec sa compagne, JoAn Pawnee, en qualité d’ainés. Par ailleurs, la « Kumik Elders Lodge » (La loge des Aînés) du Ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada font appel à eux depuis plusieurs années.

Agora de la danse | 26 au 29 avril 2017

SKAWENNATI, artiste multimédia mohawk, en lever de rideau du spectacle « Cocons somatiques » de Manon De Pauw, artiste visuelle et Pierre-Marc Ouellette, chorégraphe.

Née sur le territoire Mohawk de Kahnawake, Skawennati est détentrice d’un Baccalauréat en Arts Visuels de l’Université Concordia (Montréal), où elle réside actuellement. En partenariat avec Jason Lewis, elle est co-directrice d’Aboriginal Territories in Cyberspace (AbTeC), un réseau de recherches regroupant des artistes, des universitaire et des experts en nouvelles technologies qui investissent, créent et critiquent l’environnement digital autochtone. Elle co-dirige également Skins, un programme d’ateliers sur les techniques de contes autochtones et les nouveaux médias. En 2015, AbTeC a lancé le projet IIF (Initiative for Indigenous Futures), de type partenariat, dont Skawennati en est la coordonnatrice. Quant à l’art de Skawennati, celui-ci est présent dans les collections publiques et privées. D’ailleurs, à travers ses oeuvres on remarque son intérêt pour l’histoire, le futur et le changement. Ses projets multi-médias, pionniers dans le domaine, incluent notamment, l’espace galerie/conversation et de réalité mixte tel que CyberPowWow (1997-2004) et le journal du voyage dans le temps d’une poupée de papier Imagining Indians in the 25th Century (2001), sans oublier TimeTraveller™ (2008-2013), un projet multi-plateforme de neufs épisodes.  Ces épisodes ont été présentés largement en Amérique du Nord dans le cadre d’évènements majeurs tels que « Now? Now! » à la Biennale of the Americas et « Looking Forward (L’Avenir) » à la Biennale de Montréal. En 2009, elle a gagné le prix pour la meilleure œuvre en nouveau média au Festival Imaginative de Toronto. En 2011, elle s’est associée au Musée d’Art contemporain d’Eiteljorg.