The Sun Raiser

1995

Synopsis

The Sun Raiser came into being from an unexpected meeting with a “great bird”, the idealized sparrow-hawk that breathed life back into me and is thus at the origin of my vision, my gift, my commitment. The Sun Raiser carries his own death on his back. To deliver himself from his death, he takes part into a symbolic journey through time and space; a journey in which innocence encounters chaos, darkness and evil. At the end, he releases himself by setting his own metaphorical corpse on fire and transforming into a glorious white hawk. The Sun Raiser is offered as an affirmation and act of hope for new generations. Being reborn beyond misery and alcoholism. Rising once again to the light. Yves Sioui Durand 

Le Porteur dépose son fardeau à l’Ouest

Ondinnok est sur le point de célébrer ses 10 ans d’existence. C’est une période difficile pour la compagnie théâtrale. Catherine Joncas et Yves Sioui Durand sont découragés et la tentation de tout arrêter est forte. C’est alors que le groupe Mikisiw de la communauté Atikamekw de Manawan leur demande de venir mettre sur pied chez eux un theatre d’intervention pour lutter contre la violence et les abus sexuels. Au même moment arrive une invitation inattendue; Keith Turnbull leur propose de produire la version anglaise du Porteur des peines du monde au Festival International de Banff, en Alberta. Ce sera The Sun Raiser. Jamais la compagnie ne connaîtra un tel budget et un spectacle d’une telle envergure. C’est la première fois qu’un artiste amérindien québécois est invité à créer une oeuvre originale avec autant de moyens. Durant l’hiver qui suit, Yves Sioui Durand fait l’aller-retour entre la réserve de Manawan et les plus grandes villes canadiennes afin d’auditionner de jeunes comédiens autochtones parmi les plus prometteurs de leur génération. Une équipe de production est rassemblée; on brûle un grand terrain d’herbe, on ignifuge les costumes et on crée une dizaine de momies qui seront toutes détruites par le feu. Le concepteur d’éclairage Guy Simard est avec Ondinnok pour fermer ce cycle, lui qui était de la création en 1985 à Montréal.

Au coeur des Rocheuses, le climat est imprévisible et capricieux, mais rien n’empêche le feu du Porteur de se consumer une dernière fois. Le public est sous le choc. On qualifie le spectacle de provocateur, de sublime et d’obsédant. Après dix ans d’une longue aventure, c’est dans un état de sérénité que l’auteur fait ses adieux à cette création déterminante dans son parcours. Encore aujourd’hui, le Porteur des peines du monde reste une oeuvre incontournable et unique qui a su marquer l’imaginaire collectif.

Le Porteur des peines du monde est né dans l’Est au pays de l’aube et il jettera ses derniers feux à l’ouest vers le crépuscule en tant que The Sun Raiser. Nous produisons un grand spectacle qui atteint alors une dimension proprement opératique. Nous nous surpassons. Je ne jouerai pas dans cette production. Mon voyage initiatique arrive à sa fin. J’ai appris qu’il faut mettre les morts à leur place. Personne ne peut vivre en transportant un mort sur son dos. Yves Sioui Durand

Dates des représentations

  • 2 au 12 août 1995, Banff, Banff Arts Festival

The Sun Raiser est la version anglaise du Porteur des peines du monde créé en 1985 au Festival du théâtre des Amériques et qui tourna dans plusieurs pays pendant près de 10 ans.

 

Équipe

Auteur et metteur en scène | Yves Sioui Durand
Comédiens | Levi Aguonie, Sam Bob, Jerry Longboat, Cheri Maracle, James Nicholas et Jeniffer Podemsky
Chanteurs et musiciens | Bowser Poochay, Lawrence Roy, Randy Strongarm et Sanford Strongarm
Directeur associé | Catherine Joncas
Assistant à la mise en scène | Hans Engel
Régisseur | John Raymond
Compositeur | Michel Smith
Designer | Ange Zhang
Concepteur de costumes | Jerry Longboat
Concepteur d’éclairages et directeur de production | Guy Simard
Directeur technique | Sylvain Malo
English Translation | Kathe Roth
Traducteur en Cris | Tomson Highway et James Nicholas